Qu’est-ce que la mindfulness?

La pleine conscience (ou mindfulness) est un état de conscience qui résulte du fait de porter son attention, intentionnellement, au moment présent, sans jugement de valeur et avec bienveillance, sur l’expérience qui se déploie moment après moment.

La pleine conscience bienveillante

Matthieu Ricard préfère parler de pleine conscience bienveillante ou de caring mindfulness. Selon lui, lorsque des instructeurs compétents et bienveillants comme Jon Kabat-Zinn, enseignent la pleine conscience, ils transmettent également un message de bienveillance, d’’altruisme et de compassion. Mais si l’enseignant laisse ces valeurs de côté, et qu’il présente ou utilise la pleine conscience comme un outil visant à augmenter la concentration et à se focaliser sur des objectifs, on peut légitimement se questionner du point de vue éthique, sur les dérives qui pourraient en découler,
Pour protéger la pratique de la pleine conscience de toute dérive, Matthieu recommande donc  d’y intégrer dès le départ un fort ingrédient altruiste. Ce faisant, on apprendra à cultiver la bienveillance de façon très puissante dans une perspective laïque, et à promouvoir une société plus altruiste. Comme lui, nous sommes convaincus que pour avoir un effet pleinement transformateur, la pleine conscience doit aller de pair avec l’altruisme.

La pleine conscience engagée

Le succès que connaît la pleine conscience aujourd’hui n’est pas sans risque : celui de voir la mindfulness instrumentalisée, pour n’être plus qu’un autre bien de consommation, une autre technique à la mode dont on attend un résultat. Nous occultons alors deux aspects importants de cette pratique : sa dimension subversive et sa dimension éthique. Subversive, car la méditation a moins vocation à nous « calmer » qu’à nous permettre de comprendre le fonctionnement de notre esprit, et, ce faisant, de remettre en question les conditionnement, croyances, préjugés que nous portons en, et sur nous. Éthique, car le fait qu’elle soit enseignée de manière tout a fait laïque n’exclut pas sa dimension bienveillante et altruiste. Cet aspect d’ouverture du cœur est lié à la prise de conscience de notre interdépendance, de notre lien avec les autres et la nature. Ce qui nous amène aussi au sentiment de notre commune humanité pour être davantage connectés avec compassion aux difficultés et souffrances d’autrui. En ce sens, la pleine conscience ne vise pas à nous rendre plus « efficaces » mais plus humains. En nous reconnectant à nos ressources profondes, elle nous permet de contacter des états de joie, de confiance, de sérénité, mais aussi de gratitude, de bienveillance et de solidarité. Méditer et militer ne sont alors plus en contradiction, mais en lien, comme deux attitudes qui se nourrissent l’une l’autre.

Pourquoi méditer?

La pratique quotidienne ou régulière de la pleine conscience nous apprend à nous arrêter et à nous familiariser avec ce qui se passe en nous (pensées, sensations, émotions), à apprivoiser notre capacité d’attention et à nous reconnecter à tous nos sens. Elle nous aide à diminuer l’aspect automatique de nos réactions et à répondre aux situations plutôt qu’à y réagir.
L’entraînement à la pleine conscience aide aussi à adopter une attitude bienveillante et compréhensive envers nous-mêmes dans les moments difficiles (échecs, douleurs). Observer une situation sans réaction automatique face aux perceptions et aux jugements qui se produisent, la voir telle qu’elle est, nous donne un nouvel espace de liberté, notamment pour décider, par exemple, si une action ou un comportement est adéquat.
Bien entendu, comme toute activité, et au même titre que l’apprentissage d’un instrument de musique par exemple, la pleine conscience nécessite un entraînement régulier pour pouvoir devenir une réelle compétence personnelle, grâce à la neuroplasticité du cerveau, qui permet des changements en profondeur dans notre câblage neuronal.

Les bienfaits de la méditation:

Les séances de méditation sont particulièrement adaptées aux cas suivants :

  • Gestion des émotions
  • Burn out
  • Hyperactivité, troubles de l’attention et dispersion attentionnelle / manque de concentration
  • Addictions
  • Gestion de l’anxiété et des ruminations mentales
  • Insomnies/ Troubles du sommeil
  • Douleur chronique, inflammation et maladie chronique
  • Prévention de la rechute dépressive
  • Hypertension artérielle
  • Flexibilité mentale
  • Prise de décision
  • Estime de soi et auto-compassion
  • Qualité de relation avec autrui

Elles sont aussi conseillées à toute personne cherchant à mieux vivre le moment présent, développer sa sérénité, mieux se connaître et découvrir les autres, prendre davantage soin de soi.

FAQ

Quelle est la différence entre pleine conscience et mindfulness?

Le mot « pleine conscience » est la traduction française utilisée pour le terme anglais « mindfulness », rendu populaire par les travaux de Jon Kabat-Zinn. C’est le moine Thich Nhat Hahn qui semble avoir été le premier à utiliser le terme de pleine conscience. Il est aujourd’hui controversé par plusieurs personnes qui le trouvent réducteur et lui préfèrent le terme de pleine conscience bienveillante ou de mindfulness.

La pleine conscience (mindfulness) est-elle liée à une démarche spirituelle spécifique ?

L’entraînement à la pleine conscience développé par Jon Kabat Zinn tire en effet  sa source de la tradition bouddhiste. Toutefois, les exercices utilisés dans les cycles sont indépendants de tout engagement spirituel et sont fortement ancrés dans une approche rationnelle scientifique, contemporaine et intégrée. La méditation se retrouve dans de nombreuses traditions à travers le monde.

Le programme proposé ici est avant tout orienté vers l’acquisition d’une compétence permettant aux personnes d’améliorer leur qualité de vie au niveau physique et psychologique. Bien que la démarche spirituelle des participants soit respectée, elle ne constitue pas l’essence du programme.

L’apprentissage de la pleine conscience est-elle une psychothérapie?

Non, pas en tant que tel. Il s’agit plutôt de l’apprentissage d’une technique de connaissance de soi qui amène à une amélioration de la qualité de vie. Une comparaison peut être faite avec le sport : une pratique régulière de marche à pied peut améliorer votre santé physique et psychologique, sans pour autant que cela constitue une psychothérapie.

Mais : les techniques d’apprentissages de la pleine conscience ont été intégrées à divers types d’interventions dont les effets sont thérapeutiques, c’est-à-dire qu’ils réduisent notre souffrance et nous re-connectent à nos ressources (physiques et psychologiques). Les plus connus sont :

  • Le programme de réduction du stress basé sur la pleine conscience (MBSR).
  • La thérapie cognitive basée sur la pleine conscience (MBCT).
  • La thérapie d’acceptation et d’engagement (ACT).

Le type d’apprentissage proposé par Emergences s’apparente principalement aux programmes MBCT et MBSR.

Ces programmes peuvent (mais ce n’est pas obligatoire) s’effectuer parallèlement à un processus thérapeutique.

Un contact peut être éventuellement être établi entre l’instructeur de pleine conscience et le psychothérapeute dans le cas où le patient et le psychothérapeute souhaitent évaluer la pertinence de l’apprentissage de la pleine conscience pour le processus thérapeutique.

Si vous êtes suivi par un psychiatre, il est en revanche impératif de nous le signaler et de l’informer de votre souhait de suivre le cycle afin d’obtenir son aval.

A qui s’adresse la méditation de pleine conscience?

Tout le monde peut prendre part aux cycles de pleine conscience. Certains y sont encouragés suite à des bouleversements (au niveau familial, professionnel ou médical), ou parce qu’ils souffrent de stress et souhaitent améliorer leur bien être physique et/ou psychologique. Mais d’autres suivent le programme pour se sentir mieux, mieux se connaître, développer leur empathie, retrouver du sens à leur vie.